Le gouvernement de Sébastien Lecornu face au défi du budget 2027
A l'Assemblée nationale, le gouvernement de Sébastien Lecornu s'apprête à affronter une rentrée parlementaire sous tension. Avec un budget 2027 à faire adopter sans majorité, l'exécutif devra trouver des compromis avec les oppositions, qui brandissent déjà la menace d'une censure.
La rentrée parlementaire s'annonce mouvementée avec une urgence, l'adoption du prochain budget. Un dossier explosif pour le gouvernement, confronté à une absence de majorité et à la difficulté de trouver des compromis. Dans l'opposition, la menace de la censure a été brandie.
"Il n'y a pas grand-chose à attendre de ce budget, on sera sans doute quand même déçus. Nous n'excluons rien par principe", déclare Jordan Bardella. Olivier Faure, de son côté, lance : "Si la copie qui sort des débats est celle de Messieurs Attal et Philippe, alors je le dis, nous censurerons !" Discours partagé par Jean-Luc Mélenchon : "Une fois de plus ! Nous le censurerons !"
Un budget sous haute tension
Réduire le déficit tout en freinant les dépenses et sans augmenter les impôts. Voilà l'équation que doit résoudre le gouvernement. Un budget qu'il souhaite voir adopter avant la fin de l'année. Dans une lettre aux parlementaires, Sébastien Lecornu écrit : "Choisir d'attendre l'élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027, c'est choisir le désordre."
A l'approche du scrutin, Sébastien Lecornu veut à tout prix éviter la situation d'il y a quelques mois. En quête d'un compromis sur le budget 2026, il a dû recourir à l'article 49.3 et donner des gages au Parti socialiste pour échapper à la censure.
Si aucun budget n'est voté, le gouvernement devra mettre en place comme en 2025 et 2026 une loi spéciale, un texte reconduisant les recettes de l'année précédente et qui s'appliquerait jusqu'à l'automne 2027.