Le groupe Casino veut réaliser, d'ici dix ans, la moitié de son chiffre d'affaires grâce à la restauration
Le groupe Casino fait le pari de transformer les supermarchés en lieux où l'on vient aussi manger, en installant de plus en plus de micro-ondes et de tables dans ses rayons pour permettre à ses clients de déjeuner ou de dîner sur place. Cette stratégie pourrait bien faire de la restauration rapide un élément central de l'avenir des petites supérettes.
Avec une ambition affichée importante, Casino vise, d'ici dix ans, la moitié de son chiffre d'affaires grâce à la vente de plats à emporter, aux sandwichs améliorés, aux sushis, ou tout ce que l'on appelle le snacking. Selon l'Observatoire de la franchise, le marché du snacking est déjà estimé à 22 milliards d'euros en France.
Une transformation déjà amorcée dans les enseignes du groupe
Philippe Palazzi l'affirme dans une interview à La Tribune Dimanche, dimanche 6 septembre : la restauration rapide est, pour lui, le second souffle des commerces de proximité. Il en est d'autant plus convaincu qu'il a commencé à le faire chez Monoprix, qui fait partie du groupe Casino. Dans les Monoprix de centre-ville, le directeur général du groupe a installé des bars à salades et des corners de restauration, notamment sous l'enseigne "La Cantine", une formule qui rencontre un grand succès.
Les consommateurs font pourtant attention à leur porte-monnaie. Or, cela revient plus cher que de manger chez soi : dans une supérette, il faut compter grosso modo sept ou huit euros. La cible privilégiée, ce sont les jeunes étudiants et urbains, mais aussi les seniors et les personnes divorcées, qui mangent dehors parce qu'elles n'ont pas envie de rester seules et cherchent aussi un peu d'animation.
Le marché du snacking apparaît comme une véritable poule aux œufs d'or.